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Bienvenu dans le parc industriel 4.0

21 septembre 2016   |   par Claude Robichaud, directeur général, CLDEM

On réfère de plus en plus à l’industrie 4.0. Nous y avons ajouté notre grain de sel dans un billet précédent dédié à l’usine du futur. À quand maintenant le parc industriel 4.0? Après les phases de localisation reliées à la force hydraulique (1.0), au chemin de fer (2.0) et au réseau autoroutier (3.0), comment devons-nous caractériser le parc industriel 4.0? Lançons le débat avec la notion de « parc connecté ».

D’abord, une brève mise en contexte à l’origine de cette réflexion. Les 13 et 14 septembre derniers, LGP Immobilier et Palme Québec, en partenariat avec différents regroupements professionnels, dont l’APDEQ, conviaient les développeurs industriels et les aménagistes du Québec à un colloque sur les parcs industriels et les éco parcs. L’événement fut un succès de participation avec 160 personnes inscrites.

Tenir un tel événement à guichet fermé est déjà bon signe. Le développement industriel conserve un capital affectif chez les acteurs du développement local et régional. Le manufacturier a connu une baisse de régime, mais il demeure un incontournable de par son poids dans l’économie et ses effets structurants. Nous y avons consacré un billet intitulé « Le manufacturier prépare-t-il sa revanche? » en 2014.

Tenu au cœur du Technoparc de Saint-Laurent, le colloque proposait un contenu résolument orienté vers l’avenir. Les nouvelles tendances y ont été explorées, dont les  éco parcs, la mixité et l’intégration des fonctions, les bâtiments LEED, l’industrie 4.0, la certification ISO territoires, l’accès au transport collectif, etc.

Avec en toile de fond la baisse des investissements privés, les exigences de l’acceptabilité sociale, la hausse des coûts de construction, le plafonnement des loyers, le défi de la mise en marché de nouveaux espaces et les exigences de la requalification des quartiers plus anciens, l’aménagement des parcs industriels fait face à de nombreux enjeux.

Le parc industriel 4.0 doit donc être connecté sur sa communauté, sur les entreprises et sur les réseaux (Internet, formation, transport). Intégré à son voisinage, il propose une mixité des fonctions et favorise la qualité des projets avec une approche règlementaire renouvelée. Il faut stimuler les bons promoteurs et surtout pas les éteindre.

Un concept clé s’impose : la planification en amont pour ensuite faciliter l’exécution des projets et en accélérer la concrétisation. Le parc 4.0 doit aussi trouver un nouveau point d’équilibre entre deux trajectoires contraires, soit d’une part l’allongement des délais reliés à l’approbation des projets et, d’autre part, les exigences du marché obligeant les décideurs et investisseurs à comprimer les échéanciers. 

L’an passé à pareille date, nous évoquions l’émergence d’une nouvelle génération de parcs industriels. Le pôle institutionnel localisé au cœur du parc industriel Terrebonne 640 Côté-Est en est une évocation. Le plus important quartier éco responsable au Canada, Urbanova, intègre des zones d’emplois, dont le parc industriel Terrebonne 640 Côté-Sud. Mascouche initie la mise en œuvre de son CentrOparc dont l’orientation est largement inspirée du nouvel urbanisme. 

Comme quoi 4.0 et 450 font bon ménage à Terrebonne et Mascouche.

Claude Robichaud, directeur général du CLDEM

Suivez le sur twitter @CRobichaudCLDEM 

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