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BRIQUE ET MORTIER 2.0 : L’IMMOBILIER À L’ÈRE NUMÉRIQUE

20 avril 2016   |   par Claude Robichaud

La longévité des actifs immobiliers et les baux à long terme font en sorte que les bureaux, les commerces et les usines ont longtemps résisté à la révolution numérique. L’immobilier n’est pas pour autant une forteresse imprenable.

Les exigences de la productivité, les nouvelles pratiques commerciales, la modification des modèles d’affaires et les valeurs des nouvelles générations de travailleurs modifient aussi notre rapport avec l’espace. Deloitte s’est intéressée à ces questions et en propose les grandes conclusions dans LES PERTURBATIONS NUMÉRIQUES DANS L’IMMOBILIER COMMERCIAL – CATALYSEUR DE CROISSANCE?

De 600 pi2 par employé en 1970, l’espace bureau moyen par employé a rétréci à 150 pi2. La superficie occupée par le commerce de détail diminue. Les espaces industriels se transforment, délaissant la partie production pour l’entreposage de telle sorte que le pied cube s’impose au détriment du pied carré.

L’immobilier semble avoir été en mode réactif plutôt que proactif. Deloitte suggère aux promoteurs de se transformer en agent de changement en offrant des espaces et des concepts permettant à leurs occupants de devenir plus concurrentiels. La firme est passée de la parole aux actes comme le démontre son bureau montréalais à deux pas du Centre Bell. Finis les bureaux attitrés. On y retrouve que des aires de travail partagées, des espaces de collaboration et des salles de réunion dans une ambiance tantôt centre d’affaires, tantôt coworking, tantôt bistrot, à l’enseigne de la convivialité.

Chez les détaillants, Deloitte prévoit que la boutique du futur combinera un inventaire physique, un accès en ligne et un environnement personnalisé visant à améliorer l’expérience client. Aussi, la baisse des inventaires en magasin se répercute par une hausse des stocks dans les entrepôts et les centres de distribution. Ces centres deviennent de plus en plus intelligents en ayant recours à l’automatisation des processus.

Le cas de SOBEYS avec son CENTRE DE DISTRIBUTION AUTOMATISÉ à Terrebonne en est une démonstration spectaculaire. Ne cherchez pas les chauffeurs de chariot élévateur déplaçant les palettes dans ce bâtiment surdimensionné. Ici, le code à barres fait la loi dans un environnement hautement automatisé où les manutentionnaires côtoient les techniciens spécialisés.

Qu’en est-il de l’usine du futur? Le rehaussement de la qualification des travailleurs, la robotisation et les collaborations accrues à l’intérieur des équipes et entre les équipes modifient-ils la façon d’aménager les bâtiments? Là où la répartition de l’espace entre les bureaux et la production était plutôt standardisée, les nouveaux modèles sont susceptibles d’être plus variés pour y intégrer la R&D, l’entreposage et la salle de montre.

Avis aux promoteurs innovants : Avec leurs zones en requalification, en consolidation et en développement, TERREBONNE et MASCOUCHE sont des destinations propices à l’éclosion et à la mise en valeur d’espaces novateurs visant à relever les défis de l’économie numérique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Claude Robichaud, directeur général du CLDEM
Suivez le sur twitter @CROBICHAUDCLDEM

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