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L’industrie 4.0 ou l’usine du futur

13 janvier 2016   |   par Claude Robichaud

Des machines qui se parlent; des systèmes connectés en amont et en aval; de la télésurveillance pour contrôler ou mesurer des paramètres à distance; des robots en synergie avec les travailleurs; des pièces usinées en ajoutant plutôt qu’en enlevant de la matière; des matériaux intelligents. Bienvenue dans l’usine du futur annonçant la quatrième révolution industrielle. Quatrième révolution!

Au fait, quelles ont été les trois autres? La machine à vapeur au XVIIIe siècle est à l’origine de la première révolution industrielle. L’électricité et le convoyeur, permettant la production de masse, sont crédités de la deuxième révolution au XIXe siècle. Les automates programmables en 1969 sonnaient la charge de la troisième. Il est maintenant habituel de référer à la période actuelle en la qualifiant de 4e révolution avec l’usine intelligente. Avis aux émules de Watt, Ford et Jobs

Laissez-nous souffler un peu! Ça aura pris 6 000 ans de civilisation pour préparer la première révolution industrielle, 200 ans pour les deux autres et moins de 50 ans pour celle-ci.

La prochaine peut bien attendre un peu. Quand on dit que le changement s’accélère… Amenant la conception virtuelle, la numérisation et Internet industriel, cette 4e révolution fait en sorte que l’usine est de plus en plus connectée et robotisée. Elle permet une communication continue et instantanée entre les outils et les postes de travail dans la chaîne de production et d’approvisionnement. Elle ouvre la porte à la production personnalisée à grande échelle. Elle nécessite des TI de haut niveau considérant les flux d’information qui la nourrissent. En 2013, le CEFRIO publiait la liste des technologies de « rupture » les plus susceptibles d’avoir un impact sur l’économie d’ici 2025. Quatre de celles-ci sont de nature industrielle, soient l’Internet des objets, la robotique avancée, l’impression 3D et les matériaux avancés.

L’intégration des systèmes, la télésurveillance, le prototypage, l’impression additive et les nanotechnologies sont du nombre des applications amenant une révolution dans les façons de faire. Elles génèrent plus d’efficacité, réduisent les pertes et offrent de nouvelles opportunités. Flexibilité, connectivité et productivité : telle est la devise de cette révolution de l’usine. Les imprimantes 3D ont fait leur apparition dans le parc d’équipements de certaines de nos entreprises et cette technologie figure parmi l’appareillage d’INÉDI, le CCTT en design industriel du Cégep de Terrebonne. Des entreprises en technologie de l’information (TI) développent des applications de l’industrie 4.0, dont CMO, spécialisée dans les solutions de télémétrie fixe et mobile pour les entreprises. Signe que le sujet est actuel et d’intérêt, le Cégep de Terrebonne est l’hôte cette semaine d’un atelier sur les objets connectés et interactifs organisé par le créneau d’excellence Accord en Design d’ameublement en collaboration avec INÉDI. L’écosystème métropolitain, le réseau de fibres optiques et l’orientation locale en faveur de l’économie numérique se prêtent bien au développement et aux applications relatives à l’usine du futur à Terrebonne et à Mascouche.

Source de l'image de l'article: Free digitals pictures

 

Claude Robichaud, directeur général du CLDEM

Suivez le sur twitter @CRobichaudCLDEM 

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