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Avez-vous besoin d’un robot?

26 février 2014   |   par Claude Robichaud

Plus que la saveur du mois, la productivité s’impose parmi les enjeux économiques au Québec. Le déclin de la cohorte des 25-64 ans sonne l’alarme et le réveil est brutal. Bien que ceci ne signifie pas pour autant que le nombre de travailleurs diminue (voir Nostradamus où es-tu?), ce chambardement de la pyramide d’âges ébranle les colonnes du temple. Il semble assuré qu’à long terme nous serons moins nombreux à travailler. De toute façon, concurrence mondiale oblige, nous sommes condamnés à faire plus avec moins. La productivité est également largement évoquée parmi les solutions de relance du secteur manufacturier.

En visite à Terrebonne hier, la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, madame Élaine Zakaïb, a fait un vibrant plaidoyer en faveur du secteur manufacturier dans la foulée du lancement du programme des gazelles. Vendredi dernier, elle annonçait la création de trois nouvelles grappes industrielles couvrant les secteurs de la mode, du design industriel et de l’électricité. Une autre grappe en automatisation pourrait suivre.

Selon le Regroupement des équipementiers en automatisation industrielle du Québec, il y aurait moins de 4 000 robots au Québec contre 150 000 en Allemagne! Un robot n’est pas pour autant une panacée. Il faut bien évaluer les besoins et les solutions avant de se lancer dans l’automatisation. Les méthodes de production à valeur ajoutée (PVA), la réorganisation du travail, la formation du personnel, l’évolution du modèle d’affaires et le recours aux technologies de l’information participent également à la productivité.

Le cas de Tergel, à Terrebonne, illustre bien la mixité des solutions alors qu’un vaste programme de formation fut introduit simultanément à un important investissement dans les procédés de production. Pas de doute, les investissements en équipements sont un facteur de productivité et leur progression est nécessaire. Ceci pourrait, par ailleurs, bien servir la structure économique locale puisque plus de trente entreprises de Terrebonne et Mascouche conçoivent, fabriquent, distribuent ou offrent une expertise directement en lien avec l’automatisation et les équipements industriels. Cette filière industrielle est désormais bien implantée.

Les entreprises peuvent également compter sur des programmes de formation au CFP Des Moulins et au Cégep de Terrebonne en usinage, en mécanique industrielle, en électromécanique, en électricité, en électronique industrielle et en design industriel. La création d’une grappe en design industriel contribuera à confirmer l’importance de cette fonction dans l’ensemble du Québec. Le design industriel a une forte résonnance dans Les Moulins grâce au Centre d’expertise et de formation en design industriel (CEFdi) du Cégep de Terrebonne. Un produit au design réussi permet aux entreprises d’être plus productives, plus innovantes et plus compétitives.

 

Claude Robichaud, directeur général du CLDEM
Suivez le sur twitter @CROBICHAUDCLDEM

Profitez de l’écosystème local. En étant plus productifs, nous gagnerons tous des morceaux de robot.

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