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L’argent est-il un frein à la croissance des PME?

23 avril 2014   |   par Claude Robichaud

Où les entrepreneurs prennent-ils leur argent? Qu’est-ce qui les limite dans leur croissance? Une récente étude de l’Institut de la statistique du Québec, portant sur le financement et la croissance des PME, aborde ces questions. En 2011, 36 % des entreprises ont fait une demande de financement. Cela vous apparaît peu? C’est pourtant plus qu’en 2007 (26 %). L’appétit financier croit avec la taille et avec l’ampleur des défis auxquels les PME sont confrontées.

En effet, les entreprises de plus de 20 employés, innovatrices, exportatrices ou reliées aux industries du savoir sont plus nombreuses à recourir au financement externe. Vue sous cet angle, la hausse depuis 2007 est une bonne nouvelle puisqu’on peut associer le financement externe au dynamisme des entreprises. Au niveau des produits de financement, l’emprunt conventionnel occupe le haut du pavé, suivi de loin par le financement gouvernemental, le crédit-bail, le crédit commercial et le capital-actions. Les banquiers ont approuvé les demandes de financement, et ce au plein montant, dans 85 % des cas. Ce taux tombe toutefois à 46 % pour les PME de l’industrie du savoir. Ces dernières sont, par ailleurs, plus nombreuses à solliciter du financement pour soutenir le fonds de roulement. L’étude aborde la question du démarrage, alors que 77 % des fondateurs de PME ont eu recours au financement personnel et près de 50 % à un emprunt auprès d’une institution financière. L’histoire ne dit pas combien de projets sont morts au feuilleton faute d’appétit chez les banquiers.

Notre expérience nous révèle qu’au moment où l’entrepreneuriat gagne des adeptes et que les dragons pètent le feu, les institutions financières se font tirer l’oreille pour délier les cordons de la bourse. La grande majorité des entreprises ayant obtenu du financement ont également enregistré une croissance des ventes. Ceci nous ramène à la fraîcheur de la saucisse Hygrade. Demandent-elles du financement parce qu’elles sont en croissance ou sont-elles en croissance parce qu’elles ont accès à plus de financement? L’étude ne répond pas à cette question… alimentaire. Par ailleurs, à l’exception des entreprises des industries du savoir et des entreprises innovantes, la difficulté d’obtention du financement ne constituerait pas un frein majeur à la croissance des PME.

Les obstacles externes les plus cités en 2011 étaient, dans l’ordre, l’augmentation du coût des intrants, l’intensification de la concurrence, l’instabilité de la demande, la pénurie de travailleurs et la règlementation gouvernementale. Les obstacles internes liés à la main-d’œuvre (recrutement et rétention), au fonds de roulement et au temps consacré aux opérations courantes étaient les plus évoqués. L’étude ventile les données en fonction des principales agglomérations du Québec.

Bonne nouvelle pour Les Moulins, il est intéressant de noter que l’obstacle relié à la main-d’œuvre est beaucoup moins important pour les entreprises du grand Montréal qu’ailleurs au Québec. Rappelons que le CLDEM offre différents programmes de financement, autant pour le démarrage que pour la croissance d’entreprises. À propos, notre taux d’acceptation des financements dans les industries du savoir et chez les entreprises innovantes est élevé! N’hésitez pas à communiquer avec nous pour discuter de vos projets.

Claude Robichaud, directeur général du CLDEM

Suivez le sur twitter @CRobichaudCLDEM

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