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Le 450 gagne-t-il au détriment du 514?

12 juin 2013   |   par Claude Robichaud

Par Claude Robichaud, directeur général du CLDEM, le 12 juin 2013

Dans le Grand Montréal, « Le 450 double le 514 pour la croissance économique »; c’est sous ce titre évocateur que La Presse rapportait ce lundi les grandes lignes d’une étude parue dans la dernière édition du Panorama des régions (ISQ).  Les couronnes tirent donc bien leur épingle du jeu et ajoutons que, parmi celles-ci, Terrebonne et Mascouche affichent une forte performance.

L’auteur, André Lemelin de l’INRS, rappelle d’abord que les régions périphériques connaîtront un déclin au profit des principales agglomérations, dont les métropoles.  L’étude s’intéresse également aux mouvements démographiques et de l’activité économique à l’intérieur des grands centres. 

Les données portant sur la période 1997-2010 démontrent clairement que dans le Grand Montréal, les couronnes sud et nord affichent des taux de croissance deux fois plus importants au niveau de la démographie, des revenus personnels et du PIB que ceux de l’île de Montréal.

En entrevue dans La Presse, l’auteur signale par ailleurs que ceci n’est pas un signe de mauvaise santé pour la métropole et que ce phénomène de déconcentration n’est pas unique à Montréal.  Plusieurs activités ont avantage à se localiser en périphérie pour y bénéficier de conditions d’implantations et d’opérations plus compétitives, précise-t-il.  Plutôt rafraichissant comme point de vue n’est-ce pas?

 Ces mouvements, soutenus par des pôles d’emplois localisés dans les couronnes, permettent donc à l’ensemble métropolitain d’être plus concurrentiel.  C’est la thèse que nous soutenions dans nos représentations en faveur d’une métropole polycentrique dans les consultations portant sur le Plan métropolitain d’aménagement et de développement.

 Des couronnes fortes contribuent ainsi à maintenir dans l’espace métropolitain les activités économiques susceptibles de s’éloigner du centre.  En plus d’être elles-mêmes génératrices de croissance, les couronnes ajoutent également à l’attraction du Grand Montréal en offrant un produit distinctif à la fois aux entreprises et aux individus attirés par les opportunités qu’offre une métropole.  Tout ça sans rien enlever au centre, lequel continue de jouer un rôle déterminant dans de nombreuses sphères d’activité. 

En fin de compte, le 450 et le 514 c’est un peu comme les Canadiens et les Nordiques.  Notre affection peut être plus grande pour l’un des camps, mais, en clair, tout le monde gagne à avoir les deux.

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