Blogue > Quelle place la moyenne entreprise occupe-t-elle?

Blogue

Quelle place la moyenne entreprise occupe-t-elle?

04 septembre 2013   |   par Claude Robichaud

La lettre « M » pour « moyenne » dans l’appellation PME est-elle la négligée de la classe économique? Coincée entre la petite entreprise chouchoutée et la grande entreprise boulimique, quel espace reste-t-il pour la moyenne entreprise? Les moyennes entreprises (établissement entre 100 et 500 employés) sont importantes au pays. Elles contribuent pour 12 % du PIB et 17 % des exportations selon une récente étude de la BDC. Elles ont souvent la capacité d’occuper un statut de chef de file dans leur créneau. Précisons que la grande majorité de celles-ci (80 %) ont moins de 250 employés.

Avec les difficultés économiques des dernières années, la moyenne entreprise a passé un mauvais quart d’heure. Leur nombre au Canada a chuté de 17 % entre 2006 et 2010. Les dirigeants du CPDQ et du Fonds de Solidarité ont déjà lancé des cris du cœur à l’intention de la moyenne entreprise en précisant qu’il faut amener davantage de petites entreprises à franchir ce stade, puis les maintenir à ce niveau, voire en faire de grandes entreprises, et en préserver la propriété québécoise.

Dans Les Moulins la lettre « M » se porte bien. Qu’ils fassent partie d’un grand groupe ou non, les établissements de 100 à 500 employés sont composés des Altex, ADF, Asplundh, Atis, Fransyl, Industries Mailhot, Écolait, Jaymar, Keolis, Nelmar, Plastival, Première Moisson, P.R. Maintenance, Royal, Sobeys et Sonoco. À ceux-ci s’ajoutent plusieurs grandes surfaces commerciales et quelques établissements de services. Dans Les Moulins, environ un emploi industriel sur trois se retrouve dans un établissement de plus de 100 employés. Tout en laissant une grande place à la petite entreprise, force est de constater que la moyenne entreprise est bien implantée. La répartition de l’emploi entre plusieurs établissements nous préserve d’une vulnérabilité face à une entreprise en particulier tout en multipliant les possibilités de projets d’expansion susceptibles d’être mis de l’avant.

Après des années de vaches maigres, la BDC révèle que les perspectives semblent favorables pour la moyenne entreprise. Que peuvent faire les instances publiques pour mieux les soutenir? Selon les dirigeants sondés par la BDC, le soutien devrait porter, par ordre de priorité, sur le financement, le développement des marchés, les processus d’affaires, les TI, les RH, la gestion et la relève. L’offre de services du CLDEM et de ses partenaires est déjà bien garnie en lien avec ces enjeux et un bon nombre de nos « M » y font appel. C’est tant mieux, car elles sont un rouage important de notre économie locale.

 

Claude Robichaud, directeur général du CLDEM
Suivez le sur twitter @CROBICHAUDCLDEM

Tweet Google +
Infolettre

Inscrivez-vous à notre infolettre !