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Relations de travail : est-ce la Paix des braves?

27 août 2014   |   par Claude Robichaud

À l’aube du congé de la fête du Travail, le moment est tout indiqué pour faire le point sur les relations de travail. Qu’en est-il du climat de travail en général? Le bras de fer qui sévit dans le secteur public en lien avec les régimes de retraite porte à croire que c’est la croix et la bannière. La réalité est toute autre. Le nombre d’heures perdues en raison des conflits de travail est en chute libre. Alors qu’il se perdait en moyenne près de 11 heures pour chaque travailleur canadien en 1976, la perte était limitée à une heure par travailleur en 2011. Le taux élevé de syndicalisation du Québec (40 % des employés) n’empêche pas la province de suivre la tendance.

En 2013, 84 conflits de travail ont été déclenchés au Québec, dont trois dans Lanaudière. Aucun cas d’entreprises privées n’y figure dans la MRC Les Moulins, laquelle incidemment jouit d’une réputation enviable au niveau des relations de travail.

En juin dernier, Écolait mettait la barre haute en annonçant la signature d’une convention collective d’une durée de dix ans avec ses 170 employés d’usine. Qui dit mieux? Cette entreprise de Terrebonne était déjà la championne des conventions à long terme. La dernière était d’une durée de sept ans. La série « Les RH en action » en faisait état en 2008. Cette fois-ci, le syndicat et l’employeur persistent et signent… jusqu’en 2024. Comme l’indiquait à La Revue le président d’Écolait, monsieur Mario Maillet, l’entreprise est ainsi en mesure de mettre en place sa stratégie de développement. Les employés de leur côté sécurisent leur emploi et profitent d’une amélioration de leurs conditions de travail. Autrefois axée sur les relations industrielles, la profession de conseiller en ressources humaines se présente maintenant sous un jour moins conflictuel. On est passé de la confrontation à la collaboration. Serait-ce la Paix des braves? Osons récupérer cette appellation remontant à l’Antiquité, mais plus récemment associée aux relations Québec-Cris.

Les défis de l’emploi et de la productivité ne peuvent s’accommoder de relations de travail houleuses. C’est bien connu, les chefs d’entreprises ne souhaitent pas la syndicalisation de leur entreprise. Si l’annonce de l’accréditation d’un syndicat a encore un effet déstabilisant chez les propriétaires d’entreprises, force est de constater que les parties réussissent tout de même à convenir d’un modus operandi. La pérennité des entreprises exige une grande capacité d’adaptation. La gestion des ressources humaines, même à l’intérieur d’une convention collective, doit permettre cette flexibilité. Une sensibilité de la part des dirigeants à l’endroit du climat de travail réduit les motivations des employés en faveur de la syndicalisation.

Depuis maintenant près de quinze ans, le capital humain est au cœur de la stratégie locale de développement du CLDEM. À la rubrique « Grands dossiers », le site Internet de Région au travail propose une riche collection de documents traitant des meilleures pratiques de gestion des ressources humaines. En mettant ces contenus à la disposition des chefs d’entreprises et des gestionnaires, le CLDEM et Emploi Québec ont à cœur de soutenir la compétitivité des entreprises via la fonction RH.

Claude Robichaud, directeur général du CLDEM Suivez le sur twitter @CRobichaudCLDEM

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